
La chirurgie laparoscopique est apparue en France à la fin des années 1980 avec la chirurgie de la vésicule biliaire, puis a gagné l’Europe et le reste du monde. Cette évolution est née de la volonté des chirurgiens de limiter au maximum le caractère invasif des interventions, permettant de réduire les risques d’infection, les douleurs postopératoires, les saignements et la durée de convalescence. Cette technique s’est progressivement élargie à des chirurgies de reconstruction plus complexes. Vingt ans après les débuts de la chirurgie laparoscopique, la vaste majorité des interventions de chirurgie viscérale et un tiers des chirurgies urologiques et gynécologiques complexes sont réalisées de cette manière. Aujourd’hui, 5.6 millions de chirurgies laparoscopiques sont pratiquées aux Etats-Unis et en Europe, majoritairement réalisées au moyen d’instruments dit « classiques » difficiles à utiliser. Ils n’offrent qu’une mobilité limitée : quatre degrés de liberté à l’intérieur du patient, dont un seul en rotation, ce qui est un handicap pour réaliser des gestes techniques et précis comme les sutures complexes. La maîtrise de ces instruments nécessite un long apprentissage et les chirurgiens sont donc avides d’innovations technologiques dans ce domaine.
A la fin des années 90, le robot Da Vinci est arrivé sur le marché. Initialement développé pour réaliser des interventions à distance, d’autres débouchés à son usage ont été trouvés, en particulier pour réaliser la prostatectomie radicale par voie laparoscopique. Performant, ce robot s’avère cependant peu accessible pour des raisons de coût, de formation et impose un changement radical des habitudes au bloc opératoire. Prenant en compte ces différentes contraintes l’entreprise Dextérité Surgical a mis au point un robot iniaturisé et tenu en main offrant une solution aux besoins des praticiens en chirurgie robotisée. Le robot Dextérité se compose de trois parties : une poignée de commande, un boitier électronique, et un bras articulé réutilisable dix fois. L’extrémité peut s’orienter dans trois directions par rapport à la main du chirurgien, pour un total de sept degrés de liberté, restaurant pour le praticien les mobilités qu’il avait lors d’interventions « à ciel ouvert ».
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